(CR) 20km de Paris

Dimanche 8 octobre dernier a eu lieu la course des 20km de Paris. Cette fameuse course que nous préparions depuis des alois avec le Happy Running Crew dans le cadre de notre challenge #Make1kWet avec Speedo (à relire mon article sur ce challenge par ici). Je n’avais encore jamais faite cette course, c’était donc avec impatience que j’attendais de la courir. N’ayant pas vraiment aimé le semi-marathon de Paris 2017, c’était l’occasion de renouer avec une longue distance sur Paris.

Mis à part nos entraînements de natation depuis avril avec le crew, je n’ai pas suivi de plan particulier de course à pied pour ces 20km. Je n’avais pas envie de me mettre la pression. Depuis fin avril, mes entraînements course à pied étaient plutôt « light », j’ai vraiment repris le rythme depuis septembre avec la reprise de la saison d’athlétisme. Cette course c’était aussi l’occasion de voir que où j’en étais après seulement 4 semaines de reprise. Mon état d’esprit avant la course ? Un peu stressée à l’idée de courir autant de kilomètres alors que je n’avais pas fait plus de 12km depuis juin, mais à la fois hyper excitée de découvrir cette course dont tout le monde me disait du bien. C’est vrai que le parcours donnait envie.

La veille de la course, je suis allée sur le village de la course pour récupérer le dossard. Village agréable, et organisation au top, j’ai pu récupérer mon dossard rapidement. Stressée, j’étais de plus en plus enthousiaste à l’idée prendre le départ pour les 20km de Paris. Le soir, c’était pasta party et repos en amoureux. Quand l’une se prépare pour une course de course à pied, l’autre se prépare pour une course de vélo !

Niveau organisation, je me suis étonnée, non seulement toutes mes affaires pour la course était prêtes (oui, ce n’est pas toujours le cas) et pour une fois j’avais même préparé un cake maison pour le petit déjeuner d’avant course. Le pied !

Le Jour J

Réveil à l’aube, le départ est prévu à 10h05, mais il faut prévoir large pour déposer nos affaires au vestiaire, retrouver l’équipe Speedo et se réunir entre Happy Runners. J’ai pour objectif de partir vers 8h15 pour arriver sur le village avant 9h00.

Le temps n’est pas vraiment au rendez-vous, je suis la seule à avoir mis un legging et je suis bien contente ! À peine arrivée sur le village qu’il commence à pleuvoir très légèrement. Le ciel peine à se lever. Il fait gris et froid. On se retrouve entre Happy Runners pour faire quelques photos, je pars ensuite avec Christelle et Mickaël qui sont dans le même SAS que moi.

Le départ et les premiers kilomètres

Le départ ne se fera pas à 10h05 mais plus à 10h25/20, car nous sommes à la fin de notre SAS. Il y a énormément de monde mais l’ambiance est vraiment chouette : musique, écrans géants pour suivre les différents départs… J’ai de plus en plus hâte de m’élancer. Nous sommes trois à nous impatienter avec Mickaël et Christelle.

C’est notre tour ! On finit par prendre le départ et c’est plutôt laborieux au départ tant il y a de monde… Je ne vais pas vous cacher que l’on avance difficilement lors des premiers kilomètres, je tente de me frayer des chemins en essayant de ne pas trop m’épuiser par toutes les petites accélérations. Je finis par trouver voie libre, nous ne sommes plus confinés et c’est bien plus agréable.

Toute la difficulté est alors de contrôler mon allure et de ne pas aller trop vite comme j’ai pu le faire lors des 10km de la Braderie de Lille en septembre. Il faut que je me préserve car cela fait très longtemps que je n’ai pas fait une telle distance. Je ne m’inquiète pas pour la première partie de la course, j’ai l’habitude mais il faut absolument que je me préserve pour la seconde partie. Mickaël et Christelle sont loin devant moi, je tiens mon engagement de ne pas aller trop vite.

Le parcours est plutôt chouette, on part du Trocadéro, on remonte doucement vers l’Arc de Triomphe en se dirigeant vers le Bois de Boulogne. Un beau début de course donc, je prends plaisir à regarder autour de moi. J’ai bien analysé le parcours avant la course, je sais que la partie du Bois de Boulogne arrive rapidement et qu’elle dure un petit moment sans pour autant durer toute la course ! Autrement dit, je sens que la course va me paraître longue…

La course

Peu importe, je profite des kilomètres dans le Bois de Boulogne, il y a du monde mais je me croirais presque en dehors de Paris. J’admire les paysages malgré le temps grisâtre. C’est vraiment agréable de courir en dehors du centre de Paris.

Niveau souffle, je suis bien, mais je sens que mon mollet droite est raide, comme si une crampe allait survenir. J’essaie de contrôler cette sensation sans pour autant couper mon rythme. Ça semble s’améliorer mais je sens que c’est fragile. Je me concentre tellement sur cette partie que j’en oublie mon souffle !
Petit à petit, je me fais à l’idée de ce mollet capricieux… puis à partir du 12ème kilomètre c’est au tour du genou gauche de me jouer des tours. Je ne fais pas la maline, cela ravive les vieux souvenirs de mon premier semi-marathon (en 2015) que j’ai couru entièrement avec le syndrome de l’essuis glace. Pourtant, je suis équipée maintenant, j’ai des semelles, fait attention à mes entraînements, je ne comprends pas ce début de douleur… Même si au fond, je pense que les 20km c’est un peu « précipité » au regard de ma reprise d’entraînement.

Je ne panique pas et me concentre sur la course. J’aperçois Christelle, puis Mickaël qui semble malade. J’essaie de le soutenir comme je peux et de l’encourager.

La sortie du Bois de Boulogne se fait en douceur, on attaque la seconde partie de la course. Une remontée du 16ème arrondissement le long de quais jusqu’aux Tuileries pour ensuite faire demi-tour vers le Trocadéro où se trouve l’arrivée de la course. Je suis plus habituée à cette seconde partie, mais je prends tout de même plaisir à courir. Il y a de l’ambiance, et beaucoup de monde pour nous soutenir (plutôt agréable en plein effort).

Petit coup de mou au 14ème kilomètre, je passe d’une moyenne à 5′ le kilomètre à 5’20. Les kilomètres suivants en seront de même. C’est de plus en plus difficile, mais je suis contente j’arrive tout de même à maintenir un bon rythme. Je sens que ma forme est revenue, la saison 2017-2018 est bien lancée ! J’avais peur d’avoir tout perdu avec mon été light et finalement ça revient (doucement certes mais sûrement).

L’arrivée

Si je n’arrive pas à faire les derniers kilomètres à la même allure que les premiers kilomètres de la course, je vais essayer de tout donner sur le dernier. Ce n’est pas facile, car je sens que mon genou gauche est fragile et que mon mollet droit est tendu (un vrai bras cassé !). Peu importe, c’est le dernier kilomètre. Je cours, tente un sprint mais avec 19 kilomètres dans les pieds c’est difficile.

Finalement, je finis ce kilomètre avec une allure de moins de 5′ le kilomètre, mais je ne vais pas vous cacher que ce fut le kilomètre le plus long. L’arche d’arrivée m’a paru tellement loin ! Une fois franchie, je me suis dit qu’il allait vraiment me falloir un sacré entraînement si je décide de m’élancer en 2018 pour mon premier marathon.

Ma montre affiche 1:42:06 pour ces 20km. Il faut que je m’améliore encore un peu pour retrouver ma forme du semi-marathon de Bordeaux, mais défi réalisé ! Je suis plutôt contente de ce temps.
Comme ce n’est pas coutume à Paris, il y a du monde à l’arrivée, et il faut marcher un petit peu pour obtenir le ravitaillement. Avant, il y a la médaille ! La fameuse. Finalement, le ravitaillement sera plutôt bien fait : un petit sac Bio c  Bon avec quelques collations et une petit bouteille d’eau.

Bilan

Je garde un excellent souvenir de cette course et c’est un bilan plus que positive. J’ai adoré le parcours, et l’ambiance. Amis parisiens (ou non) si vous ne l’avez pas faites foncez ! Je résigne sans hésiter pour l’année prochaine !

Et vous, vous l’avez déjà faite cette course ?
Vous avez aimé ?

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