CR Marseille-Cassis

Dernière course en date ? Le fameux 20km de Marseille-Cassis, dimanche 28 octobre. Il s’agit d’une course que je souhaitais faire depuis très longtemps et c’était cette année ! J’ai eu la chance de courir sous les couleurs de New Balance qui était le partenaire officiel de la course, et c’est avec grand plaisir que je vous partage le compte-rendu de ma course accompagné d’une petite vidéo de quelques instants.

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Mon état pré-course

Marseille-Cassis c’est la course qui signe mon retour sur la route depuis le Marathon de Paris et le Semi d’Annecy en avril dernier. Depuis, je me suis surtout consacrée au triathlon et au yoga. J’ai toujours les douleurs de mon Marathon à la hanche gauche (il s’agit d’une tendinite à l’arrière cuisse gauche qui dévie souvent sur ma hanche, genou et cheville gauches). Ainsi, j’ai pris mon temps et enchaîné les séances de kiné avant de revenir sur route.

Néanmoins, la douleur a du mal à s’estomper, surtout sur de la longue distance ! Je n’ai pas suivi de plan d’entraînement pour Marseille-Cassis afin de ne pas mal-mener plus mon corps. Je prends donc le départ en étant mitigée sur mon état, un peu anxieuse qu’une douleur se déclenche mais en souhaitant surtout profiter. Mon objectif : finir cette course sans me mettre dans le rouge ! Un sacré défi pour moi qui ait toujours besoin de me surpasser, pourtant cette fois il va falloir être raisonnable.

 

La course Marseille-Cassis

Pour ceux qui ne connaisse pas cette course, il s’agit d’un 20 kilomètres dans un cadre tout simplement sublime mais avec un sacré dénivelé. Au programme, 327m de montée (Col de la Gineste) sur 5 kilomètres environ.

 

J-1 : veille de course

Samedi 27 octobre, je rejoins la team New Balance, avec qui je partagerai cette expérience, Gare de Lyon à Paris : Constance, Tayeb et Emma. Nous retrouverons également Fanny qui est déjà sur place.

Arrivée sur Marseille sous la pluie pour notre plus grand plaisir ! Tellement rare de voir le sud-est sous lapluie. On croise tous les doigts pour que le temps soit plus clément le lendemain, mais les prévisions météorologiques semblent dire le contraire. Une chose est certaine, le weekend va être animé à Marseille : entre Marseille-Cassis et le match PSG/OM du dimanche soir…

À peine arrivés, nous nous rendons sur le village de la course et le stand New Balance pour récupérer notre dossard (la pression monte !). Nous découvrons aussi la team d’athlètes New Balance qui prendront le départ de la course pour tenter de battre en relais le record de la course (objectif 58 minutes !). Chacun a sa spécialité, j’adhère totalement à challenge fou !


Le challenge du chrono n’aura pas été réalisé par la team d’athlètes, mais beau défi tout de même ! Bravo à eux !

La fin de la journée : court repos à l’hôtel, plat de pâtes au restaurant et hop au lit pour être en forme pour demain. Le réveil programmé est tôt.

 

Le jour J- : l’avant

5h45 : le réveil sonne ! Ça y est, c’est le jour J. Je file directement me doucher, prendre mon petit-déjeuner puis me préparer. Je prépare minutieusement mon sac pour les consignes : un gros pull pour l’après-course, un legging long tout chaud également, un chargeur de téléphone… Surtout ne rien oublier et tout prévoir au cas où nous serions trompés durant 20 kilomètres.

Je choisis de mettre un short et un tee-shirt pour la course. Bien qu’il pleuve, il devrait pas faire trop froid, rien ne sert de trop se vêtir pour la course. Le plus difficile restera sans doute l’attente dans le froid… mais Constance nous a prévu des sacs poubelles pour ne pas avoir froid. Je confirme qu’ils seront bien utiles ces sacs poubelles (je n’avais encore jamais testé cette pratique avant et vraiment je recommande ! 100L surtout).

Niveau météo, nous sommes plutôt chanceux, le ciel semble se lever et le soleil pointerait presque son nez !

Honnêtement, l’avant course est long, la sécurité est au rendez-vous, il y a pas mal de barrières à passer. Une fois arrivée dans le SAS, je perds Constance et Emma, et mais heureuse de retrouver Camille alors que nous faisons la queue pour un dernier passage WC. Plus longue attente du monde pour aller aux toilettes. Finalement, nous passerons juste avant notre départ. J’ai donc à peine le temps de stresser…

 

LA COURSE

Je prends le départ avec Camille, il y a de beaux rayons de soleil, c’est hyper agréable. Je fais en sorte de ne pas partir trop vite, même si de toutes façons avec le monde durant les premiers kilomètres c’est très difficile d’avancer. Ne pas connaître le parcours et d’avoir qu’une immense côte m’attend m’angoissent énormément. Je fais donc le choix de me préserver durant les 5 premiers kilomètres.

Kilomètre 5 : Premier ravitaillement, je bois bien. Je sais que le plus difficile arrive : la montée commence au 5ème… Ça débute doucement, je trouve un bon rythme mais j’ai une pointe de côté (je fais la technique du cailloux dans la main pour que celle passe), finalement ça passe je me sens à l’aise… J’essaie de profiter du beau paysage jusqu’au moment où je tourne la tête à droite en direction du col et que je vois…. la tête de course !

Nous avons clairement un aperçu de l’effort qui nous attend et ça me met un coup au moral. Je vais donc me retrouver là, tout là haut d’ici quelques mètres… Ça va le faire, j’ai un rythme léger, c’est difficile car ça monte de plus en plus, mais j’ai un rythme qui me permet de tenir. Je sors même mon téléphone de temps en temps pour filmer quelques instants. C’est la première fois que je décide de ne pas me mettre de réel objectif durant une course alors c’est l’occasion de prendre le temps de filmer cette fois. Croyez-le ou non mais sortir son téléphone, filmer et se concentrer sur autre chose me fait parfois oublier la difficulté de certains passages.

Kilomètre 8 : Déjà 3 kilomètre de montée, c’est vraiment difficile et sacrément en côte ! C’est difficile, je tiens mais il reste encore 2 kilomètres, ça me paraît long tant ça continue de monter encore et encore. Plus nous montons et plus nous sommes censés apercevoir la vue sur Cassis, malheureusement la brume est trop présente pour avoir la moindre vue. L’année prochaine peut-être !

Kilomètre 9 : C’est la fin, il y a de plus en plus de supporters sur le bord de la route et ils nous le disent “c’est bientôt la fin après c’est la descente !”. J’ai l’impression d’être sur un 10 kilomètre et que ma course va bientôt s’arrêter, sauf que non après il y a encore 10 kilomètres à faire et ça il ne faut pas l’oublier.

Kilomètre 10 : Nous y sommes : tout en haut ! et un deuxième ravitaillement nous attend. Ensuite, les prochains mètres seront plats, genre vraiment plats. Le bonheur ! Ça permet de reprendre de la vitesse, néanmoins la sensation est étrange : je vais très vite mais à la fois j’ai peur de tomber et m’écrouler dans ma vitesse tant j’ai les jambes lourdes.

Ces prochains kilomètres resteront tout de même un bonheur intense après la montée du col. Puis, nous arrivons rapidement dans le creux de la course, vous le connaissez ce fameux creux du semi-marathon ? Celui qui se trouve entre le 12/13ème et le 17ème kilomètre… Les kilomètres me paraissent interminables, mais c’est beau alors j’observe.

Le parcours n’est pas toujours plat, beaucoup de faux plats. Ça reste sportif !

Kilomètre 15 : Troisième et dernier ravitaillement ! Je tente d’aller un peu plus vite, puis je vite ralenti par une douleur au genou gauche (décidément, je ne vais pas m’en sortir avec ce côté !)… Ça reste léger mais je sais que ce n’est que le début.

Kilomètre 17 : Ça descend particulièrement, c’est très étroit. L’ambiance est vraiment folle, c’est hyper agréable. Néanmoins ma douleur est de plus en plus présente, je garde donc un rythme correct pour ne pas aggraver la douleur.

Je suis tellement contente d’avoir réussi à tenir un rythme sans me mettre dans le rouge physiquement, vu ma douleur sur la fin de la course je n’ose même pas imaginer mon état si j’avais été plus vite.

Fin : Il y a de plus en plus de monde sur le long du parcours, l’arrivée est proche. Je savoure un maximum c’est agréable tout cette belle ambiance, ce beau temps et ce monde. L’arrivée se fera sur les hauteurs de Cassis.

Chrono : 1h55, plutôt contente d’être sous les 2h tout de même. Je me donne comme objectif de la refaire avec une bonne préparation.

BILAN

Une belle course ce Marseille-Cassis, si vous aimez les challenges je ne peux que vous la recommander ! Tout est au rendez-vous : le paysage magnifique, le challenge, l’ambiance… J’espère la refaire, mais en attendant je vais prendre le temps pour que ma hanche gauche récupère.

J’espère que ce CR vous aura plu ♥

Et vous, avez-vous fait les 20km de Marseille-Cassis ?

 

 

1 Commentaire

  1. 10 décembre 2018 /

    Félicitation pour cette course ! Je pense la faire l’année prochaine !

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