Mon premier triathlon : Triathlon S Limoges

C’était le 9 septembre dernier : mon premier triathlon, le format S de Limoges. Stressée, excitée et pressée de prendre le départ, je suis clairement passée par toutes les émotions. Faire un triathlon est vraiment quelque chose que je souhaitais tester… Je ne suis pas une flèche en natation, et je ne roule pas depuis longtemps, mais j’avais envie de me lancer.

Après m’être entrainée tout l’été, et plus particulièrement sur le mois d’août, j’avais donc hâte de faire ce premier triathlon S. Au programme : 750m de natation, 20km de vélo et 5km de course à pied. Pour moi, c’étaient les distances parfaites pour commencer, surtout pour la natation qui m’angoisse particulièrement.

Je vous livre ici le compte-rendu et la vidéo de ce premier triathlon. J’espère que ça vous plaira et que ça vous donnera peut-être envie de vous lancer dans le triathlon.

La vidéo est à trouver directement sur la Chaîne YouTube du blog. N’hésitez pas à vous abonner !

 

COMPTE-RENDU

Nous sommes le dimanche 9 septembre et j’ai hyper dormi. Depuis quelques jours, je ne me sens pas très bien. Je ne sais pas si c’est le triathlon ou d’autres facteurs externes qui me mettent dans cet état, mais peu importe il va falloir y aller ! Je suis partagée entre “me donner à FOND” ou le faire “aux sensations” histoire de voir. Après tout, ce n’est que le premier. Le fait de ne pas savoir ce qui m’attend, de m’aventurer dans une nouvelle aventure m’angoisse. Je ne fais pas de triathlon en club, mon truc c’est la course sur route. Bref, on verra bien et puis je ne suis pas seule à prendre le départ, je serai avec  Alexandra pour qui c’est également le premier triathlon.

Le départ est à 15h, oui en plein après-midi, c’est clairement tard, mais je ne me plains pas la météo est magnifique. Vers 11h, nous allons récupérer nos dossards, repérer le village de la course et surtout le lac. Ne pas savoir où est-ce que je vais nager cet après-midi était sans doute ce qui m’angoissait le plus en fait. Finalement, en voyant le lac je suis plutôt rassurée, l’eau est calme et propre, de plus le village de la course est hyper sympa et convivial. Une fois le dossard récupéré, on rentre pour manger et se préparer. Au programme : pâtes, dernier check de nos vélos, coiffure, enfilage de nos trifonctions et surtout préparation de notre sac avec toutes nos affaires. Et oui, il faut être sacrément organisé pour un triathlon, on a vite fait de se perdre avec tout le matériel.

14h00 :  Nous arrivons sur le village de la course. Les garçons sont là pour monter nos vélos et les préparer avant la course. Tout se déroule très rapidement, à peine arrivées, il faut que nous allions déposer nos vélos dans le parc à vélo avec toutes nos affaires. Une fois le tout installé, on enfile nos combinaisons pour faire quelques mouvements de brasse dans le lac. Ce petit échauffement dans l’eau me rassure énormément, l’eau est calme, propre, pas mouvementé, et le parcours est bien délimité par des bouées. Ça devrait aller !

14h45 : C’est l’heure du petit briefing avant de se diriger vers le départ sur la plage du lac. Il y a beaucoup de monde, beaucoup de garçons surtout…

Le départ et la natation

Nous sommes 37 filles au départ, contre plus de 230 garçons. Les filles partent 10 minutes avant les garçons, ce qui devrait nous laisser le temps de nager “tranquillement” sans se faire rattraper par les premiers. Je suis plutôt bien, moins stressée que j’ai pu l’être précédemment…

Le parcours de 750m est une sorte de rectangle : il y a deux bouées à passer et une troisième à l’arrivée.

Combinaison OK, bonnet OK, lunettes OK. Et boom, c’est le départ ! Nous sommes les pieds au bord de l’eau, donc pas de course sur le sable avant, ni de saut dans le sac. Les premiers mètres se déroulent plutôt bien malgré le fait que je sois vraiment sur le côté extérieur, il va donc falloir que je nage un peu en diagonale pour passer la première bouée. Le départ se déroule bien, je suis plutôt  surprise car je ne me prends pas trop de coups. Finalement, au bout de 100/150m c’est surtout mon bonnet de bain qui va me gêner, il remonte à cause de ma combinaison, rien de grave, mais ça m’embête un peu. Je continue, et je sens que l’écart avec les premières participantes se creuse de plus en plus.

Je commence à être de moins en moins entourée, je le savais au fond de moi, et me suis promis de ne pas laisser abattre. Si vous saviez comment cette première bouée est longue à atteindre… J’ai beau nager, elle n’arrive jamais ! Je me rends compte que je nage pas droit, et je me prends une fille (on se serait presque fait couler !), on se regarde, se sourit et je m’excuse. La compassion se lit dans nos visages, nous sommes presque seules au monde dans ce lac. Je regarde derrière moi… Je vois 3 bonnets. La fille à côté de moi est en meilleure forme je finis par la perdre de vue tant elle fonce !

Je ne vais pas vous mentir… Je me suis sentie seule au monde, à force de me faire doubler, je suis persuadée d’être la dernière fille (finalement je ne le suis pas mais je ne le savais pas), et même si au fond ce la m’importe peu cela me met tout de même le moral au plus bas. Je me suis vraiment demandée pourquoi j’étais là un dimanche après-midi au milieu du lac de Limoges et non pas chez moi devant NetFlix en mode cocooning comme la plupart des gens ! Au fond, je l’avais la réponse : je n’arrive pas à rien faire, j’ai toujours besoin de bouger. Ça ne me pose aucun problème, mais ce 750m dans l’eau vive est une sacrée épreuve pour moi ! Si je panique intérieurement, je me ressaisie pour ne pas accentuer mon état, après tout je n’ai pas pris le départ pour faire un chrono en natation, l’objectif est de terminer, et surtout je suis seule au milieu du lac (il n’y a pas de bateaux, du moins pas à mes côtés), donc même si je voulais abandonner il me faudrait continuer à nager ! Je passe donc dans un nouvel état : en mode NATATION face à moi-même, c’est le moment où mon mental prend le dessus. Pas la peine de m’épuiser, je nage à mon rythme mais je nage, je ne pense plus à rien qu’à l’arrivée. Je passe la première bouée, puis la deuxième. Il me reste alors plus qu’une longue ligne droite, j’aperçois au loin la plage avec tous les supporters, et les premières filles déjà sorties de l’eau. Je continue, je ne laisse pas abattre. Je regarde derrière, je suis toujours seule…

Habituellement, quand je nageais avec ma combinaison, j’étais bien je me sentais flotter et nager comme une poisson dans l’eau, mais là aujourd’hui je me sens juste hyper lourde, et c’est hyper désagréable car j’ai l’impression de faire du sur-place.

Bref, finalement je l’ai bien passé cette dernière bouée, et j’ai fini par poser le pied à terre ! Je suis tellement heureuse d’avoir les deux pieds dans le sol. Les gens encouragent ça fait plaisir, puis j’aperçois Damien qui m’encourage “Allez Camille !”, je sens dans sa voix qu’il sait que c’était difficile cette partie natation.

Temps de la natation : 18 minutes

TRANSITION 1

Durant cette transition, j’avais prévu d’enlever ma combinaison, comme les pro, tout en courant… Sauf que j’ai beau “tirer” sur le fil de la fermeture, ça ne voulait pas se dézipper. Tant pis, ça attendra le Parc à vélos. J’avais bien repéré où se trouvait mon vélo, je n’ai donc aucun mal à le retrouver, et je fini par réussir à dézipper ma combinaison… Néanmoins, impossible de l’enlever, ça bloque aux pieds. Je reste “zen”, je prends le temps de m’asseoir et regarde ce qui ne va pas : c’est ma puce qui bloque (C’est certain, je suis bien en train de faire mon premier triathlon).  Je finis tout de même par enfourcher mon vélo et je ne suis pas seule, les premiers garçons du triathlon sont déjà là ! Et quel bonheur de ne pas être seule, même s’ils vont plus vite que moi, ça me booste !

La partie cyclisme

Je me rappelle de ce que m’ont dit les garçons, Damien et Axel (le copain d’Alexandra), la partie vélo commence par une côte et il va falloir doser l’effort pour ne pas se mettre dans le rouge dès le début. Finalement, rien d’alarmant, je prends la côte à mon rythme. Cette partie cyclisme sera bien plus longue que la partie natation mais passera tellement plus rapidement dans ma tête. Je vais être beaucoup plus synthétique que la partie natation juste avant : j’ai ADORÉ, ADORÉ et ADORÉ le vélo.

Passer de la natation au vélo est vraiment une sensation incroyable, je me suis sentie pousser des ailes ! J’étais vraiment en forme malgré le fait que le parcours était loin d’être simple (des côtes, des virages et des descentes). Finalement, j’arrive à bien gérer, bien mieux que ce que j’aurais pensé, je m’épate avec mes moyennes (la route est fermée et me sentant écartée de pas mal de dangers me bloquant dans une sortie classique, je fonce plus !), et il y a une superbe ambiance sur le parcours. Nombreux sont les garçons qui m’encouragent et ça me booste le moral, surtout que je commence à doubler des filles. Je me réconforte : si la natation n’est pas mon truc, le cyclisme l’est peut-être plus, puis je pense à Damien qui serait fière (et angoissé !) de me voir rouler à cette allure.

Je commence à avoir mes premiers lourdeurs dans les cuisses car je force pas mal, je tente de ralentir un peu et d’y aller plus doucement car je me rappelle qu’après cette partie vélo il y a tout de même 5 kilomètres de course à pied. Et même si la course à pied c’est mon truc, je ne sais pas ce qu’il en est après deux autres efforts.

Bref, je n’ai pas vu passer ces 18,8km de vélo, j’ai pris énormément de plaisir, tellement que la dernière transition arrive plus vite que je ne l’aurais imaginée !

Temps du vélo : 40 minutes

TRANSITION 2

C’est la dernière transition, et vous savez ce qui est psychologiquement difficile durant les transitions ? Je me demande comment se déroulera la prochaine épreuve ! Cette transition est tout aussi laborieuse que la première, l’accès au Parc à vélo est en descente, et j’ai du mal à courir avec mes cales automatiques ainsi que mon vélo dans une main ! Finalement, cette transition sera bien plus rapide. J’ai juste à changer mes chaussures, enlever mon casque et hop c’est parti pour la dernière partie : ce que je préfère la course pied !

 

La dernière partie : la course à pied

On m’avait prévenu que le passage vélo > course à pied à pied allait être difficile ! Finalement, je vis plutôt bien le changement. Je suis tellement contente de retrouver mes baskets… Néanmoins, niveau sensations ce n’est pas trop ça, je suis clairement fatiguée des deux premières épreuves, il fait très chaud, et ne sens plus du tout mes jambes. Ma montre m’affiche pourtant une belle allure de 5’01 pour ce premier kilomètre, je ne comprends pas comment c’est possible… Mon corps me semble tellement HS, mais je comprends mieux… Cette allure ne sera que d’une courte durée puisque le deuxième kilomètre commence par une côte, et on entame un parcours dans les bois (la partie course à pied devient vite un “éco trail”), et là c’est trop pour moi ! Mon allure se casse mais je reste concentrée même si les bois sont loin d’être mon terrain de jeux préféré.

Durant ce parcours, il aura fallu sauter par dessus des branches, faire attention aux racines et autres éléments cachés sous les feuilles mortes, avant de terminer la course sur le sable ! 5 kilomètres c’est à la fois long et rapide ! Je réfléchis beaucoup durant cette dernière partie de course à pied : je me dis que le triathlon est loin d’être une épreuve anodine. Ce n’est pas parce que de plus en plus personnes se lancent dans la pratique du triathlon, ni parce qu’on est déjà coureur que l’on saura gérer un triathlon S, bref je me rends compte qu’un triathlon demande une condition et préparation physique. Je n’en avais jamais douté, je m’étais préparée, mais pour être la prochaine fois “à l’aise” durant l’épreuve, il va falloir que je me prépare davantage.

La ligne d’arrivée est de plus en plus proche, je suis tellement heureuse de la passer… Oui, même si à ma tête c’est difficile à croire. J’avoue faire un peu la tête, c’était tellement difficile et visiblement je n’arrive pas à le cacher, ça se lit sur mon visage !

Temps de la course à pied : 29 minutes
Temps final : 1h34

BILAN

J’évoque à de nombreuses reprises le mot “difficile” durant ce compte-rendu, c’est vrai ce fut une épreuve difficile mais géniale et réellement enrichissante. Ce triathlon m’a fait mentalement grandir dans ma pratique sportive. Je sais désormais mieux identifier mes faiblesses et mes forces. J’ai également appris à travailler davantage mon mental. Ce fut mon premier triathlon et pas le dernier. Je vais pour l’instant reprendre exclusivement la course à pied pour la nouvelle saison 2018/2019, mais compte bien m’inscrire sur de nouveaux triathlons dès le retour des beaux jours.

 

J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez surtout pas à me faire vos retours.
Et vous, est-ce qu’un triathlon vous tenterait prochainement ou dans un futur plus ou moins proche ?

 

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