CR Semi-marathon d’Orvault 2018

Dans le cadre de ma préparation marathon, je savais deux choses : que je ferai un semi-marathon et que ce ne serait pas celui de Paris, car je gardais un mauvais souvenir de l’édition 2017. D’ailleurs, je ne l’ai tellement pas aimé que je n’ai pas retrouvé de compte-rendu sur le blog… Bref, il me fallait trouver un autre semi-marathon coïncidant avec ma préparation marathon. J’ai longtemps hésité à faire celui de Barcelone, et puis finalement je me suis rappelée que l’an dernier avec Tiffany nous avions parlé de celui d’Orvault en région nantaise.
Nous n’en avions d’ailleurs pas reparlé depuis, mais de mon côté c’était certain j’allais le faire. C’était l’occasion de revenir sur Nantes le temps d’un weekend. Voilà, comment je suis inscrite au semi-marathon d’Orvault. L’objectif ? Faire une sortie longue dans le cadre de la préparation marathon, pas de prise de tête, pas de chrono, mais surtout se remettre dans le cadre d’une course officielle avant le Jour J de ce fameux marathon.

Le semi d’Orvault a eu lieu le 11 mars 2018, ce fut la 33ème édition et ma première course officielle 2018. Il s’agit d’une course rassemblant environ 1000 coureurs, plutôt “petite” par rapport aux courses que j’ai l’habitude de faire, j’étais ravie de découvrir autre chose que les grosses courses parisiennes. Je ne connaissais absolument pas le parcours de la course le Jour J et c’est tant mieux !

La veille de la course

Il fait super beau, je suis toute enjouée à l’idée d’aller chercher mon premier dossard de l’année. Je décide d’y aller en courant pour me dégourdir les jambes pour le lendemain. Environ 3 kilomètres. Ce serait dommage de ne pas y aller en courant non ?

En arrivant, je me rends compte que je n’ai reçu aucun numéro de dossard par email, comme c’est le cas habituellement. Il y a un panneau lors du retrait avec la liste de tous les participants par ordre alphabétique et leur numéro de dossard. Je suis le dossard 2046. Hop, je ne m’attarde pas, une fois récupéré, je glisse le dossard entre mon legging et mon ventre, et je rentre en courant.

La veille de la course fut une journée agréable et reposante : petite promenade dans Nantes, repos, pasta party, et soirée calme. Tout ce que j’aime la veille d’une course.

Conditions du jour J

J’ai ultra bien dormi, je ne réalise pas que j’ai un semi-marathon à courir ! J’accumule tellement les kilomètres depuis plusieurs mois que cela ne me fait plus rien. Moi qui étais une grande stressée des longues distances en course, je me sens beaucoup plus sereine depuis que je suis dans ma préparation marathon. Je prends un bon petit-déjeuner : pain et confiture, enfile ma tenue et pars en courant rejoindre le départ.

J’ai rendez-vous à 9h30 avec Tiffany (qui elle aussi s’est bien inscrite !), Marie et Julie. Il me tarde de les rejoindre, et de me mettre dans l’ambiance de la course. Une fois arrivée vers le départ, il y a pas mal de monde, je finis par les retrouver. C’est top de pouvoir être avec elles ! L’esprit du Happy Running Crew est bel et bien là : nous papotons, faisons quelques photos, puis c’est déjà l’heure du départ.

Point météo : je me suis ultra-couverte mais il fait très chaud, il y a un grand soleil. J’envoie un petit message à Damien (l’amoureux), qui sera présent au 3ème kilomètre, pour le prévenir que je lui laisserai ma veste au passage.

Départ

Je prends le départ avec les filles. Il n’y a aucun SAS et nous sommes situées au milieu. Elles ont prévu de faire cette course sur le rythme marathon de Tiffany avec une allure “sortie longue” et je les préviens que me connaissant je vais avoir du mal à la faire cool (au fond, je me promets qu’un jour j’arriverai à le faire !). J’adore courir, je m’amuse, mais lors des courses officielles j’ai toujours ce besoin de me donner à 100%.

Le départ est donné, il a lieu sur une descente, nous sommes beaucoup et comme souvent lors des départs c’est plutôt difficile pour se frayer un chemin. Je regarde les filles et leur souhaite bon courage, puis accélère pour me caler sur un rythme plus soutenu. Je suis tellement mauvaise pour doubler les gens, et m’épuise pour rien ! (Note à moi-même pour la prochaine course : avoir une place stratégique pour le départ).

Les premières kilomètres

La course démarre fort : descente, montée, descente puis montée. Ça n’arrête pas ! J’arrive à me caler un rythme mais je vais plutôt vite par rapport à mon allure. J’ai toujours du mal à ralentir lorsque je me sens bien, pourtant il va bien falloir car je suis à 4’20 le kilomètre. Le 3ème kilomètre arrive, je suis contente de voir Damien qui s’attend à ce que je lui passe ma veste que j’ai finalement décidé de garder au vu de la météo qui s’est dégradée en peu de temps. Il ne pleut pas mais le soleil a totalement disparu. Nous arrivons vite sur des petits chemins, c’est agréable de courir entre les maisons, et certains petits chemins de forêt. Ça me change du Bois de Boulogne !

Kilomètre 5 : le premier ravitaillement arrive. Je décide de passer mon chemin car je n’ai absolument pas soif et suppose que si nous avons un ravitaillement dès le 5ème, autre ravitaillement il y aura.

Le parcours se gâte, je comprends que ce semi ne va pas être évident : ce n’est pas du tout plat et je comprends enfin pourquoi Damien, qui connaît bien les enivrons, ne voulait pas trop s’attarder à me détailler le parcours ! Il ne voulait pas me faire peur. Il a bien fait.

Niveau allure, je suis bien, j’ai enfin ralenti et su trouver mon rythme. Je suis entre 5’20 lors des montées et 4’50 au kilomètre lors des descentes. C’est difficile de rester stable avec un tel parcours.

Côté météo, il commence à pleuvoir et il y a beaucoup de vent. Je ne me sens pas du tout dans mon élément !

Milieu de course

Le deuxième ravitaillement a lieu au 10ème kilomètre, cette fois j’attrape une petite bouteille d’eau. J’ai vraiment soif tant le parcours est vallonné ! Ça fait du bien. Je sais qu’il ne me reste plus que la moitié, pourtant cela me paraît tellement long. Je me dis que dans quelques semaines j’ai le marathon, et qu’un semi ce n’est rien du tout à côté !

Niveau parcours, nous sommes en pleine nature entre champs, forêt et petits chemins. Je connaissais pas du tout ce coin d’Orvault. Il y a une bonne ambiance, cela fait plaisir de voir qu’il y a des “supporters” sur des petites portions éloignées. Ça fait toujours très plaisir.

Jusqu’au 16ème kilomètre, j’ai une très bonne allure (moins de 5′ au kilomètre). Physiquement, je suis bien, psychologiquement c’est plus difficile. Je ne suis pas habituée à de tels parcours, on voit très loin et on peut apercevoir les futures montées et descentes. Les portions de plat sont plutôt courtes.

Au 15ème kilomètre, le dernier ravitaillement arrive et pour la première fois je vais complètement m’arrêter pour boire sereinement. C’est toujours complexe de boire en courant et là je le sens moins moyen avec mon allure et la fatigue. Finalement, je pense avoir perdu moins de temps en optant pour cette stratégie. Je repars de plus belle, aucune douleur dans les jambes ! Comme quoi !

Fin de course et arrivée

La fin de la course se rapproche, nous sommes pourtant encore en pleine nature, j’ai l’impression d’être encore tellement loin de l’arrivée. Pourtant, je vois le clocher du Bourg d’Orvault se rapprocher. Comme prévu, au 19ème kilomètre je croise à nouveau Damien et sa famille, je sens que la fin n’a jamais été aussi proche. Ça me re-motive de les voir !

Les derniers kilomètres sont les mêmes que les premiers dans le sens inverse. Encore des montées et des descentes, mais je tiens bon !

Niveau allure, je suis stable plutôt à 5′ au kilomètre. Je ne sens quasiment plus mes jambes mais j’avance c’est le principal. Le départ se rapproche, et je sais qu’il va me falloir de sacrées jambes pour accélérer vers la ligne d’arrivée car nous enchaînons avec une descente et une sacrée montée, que j’ai bien sentie !

Je passe la ligne d’arrivée seule, il y a une très bonne ambiance. Je suis complètement fatiguée. Il n’y a pas de médaille et je pars alors récupérer mon ravitaillement de fin de course et mon tee-shirt souvenir. Très beau ravitaillement au passage. Le bonheur de boire et manger (oui, j’ai puisé dans pas mal de réserve).

Je passe la ligne en 1h49. Je suis vraiment contente que ce temps, le parcours n’était pas évident et je me sens plutôt bien malgré la fatigue.

J’avais prévu de rentrer en courant (3/4 kilomètres), finalement même si je me sens bien après ce semi, j’ai déjà 24 kilomètres dans les jambes, et décide de rentrer à pied. Sur le retour, je passe sur la fin du parcours, et croise les filles qui sont sur les derniers mètres. Je les encourage et leur dis à très vite. Elles ont le sourire !

BILAN

Bilan positif pour cette course, et chapeau aux organisateurs de la course, tout était très bien organisé. Je suis ravie de ma première “petite” course, et je n’hésiterai pas à renouveler l’expérience. Je ne peux que vous recommander ce semi si vous chercher une course dans la région nantaise.

Et vous, quelle a été votre première course 2018 ?

J’espère avoir pu réussir à vous faire vivre ma course à travers ce compte-rendu et que cela vous a plu. Je vous souhaite une belle journée ♥

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3 Commentaires

  1. 23 mars 2018 /

    Je suis ravie de découvrir le déroulement de ta course, puisque nous n’avions pas pu échanger à ce propos à l’arrivée.
    Je me souviens très bien de la dernière côte dont tu parles et que tu as bien sentie, c’est en haut de celle-ci que tu nous as encouragé. Et je l’ai bien sentie moi aussi, aha !
    J’ai vraiment hâte de voir ce que tu es capable de faire sur le marathon de Paris. On se retrouve là-bas d’ailleurs ?
    A bientôt,

  2. Morgane
    13 mai 2018 /

    Bonjour Camille,
    Je ne sais pas si tu as déjà fait un article à ce sujet mais quelle est ta “routine” soirée et petit dej avant une course pour être bien en forme ?
    J’avoue que je ne sais pas trop quoi manger le matin et j’ai souvent peur que cela soit trop lourd ou bien pas assez nourrissant et que je sois HS dès les premiers kilomètres…
    Merci pour tes conseils :)
    Morgane

    • Camille
      Camille
      Auteur
      15 mai 2018 /

      Hello Morgane,

      C’est vrai que je n’en ai pas encore fait. A vrai dire ma routine change peu, j’essaie de manger plus de glucides, les 2 jours précédant la course, je bois également énormément, mais après j’ai une alimentaire plutôt saine et équilibrée en temps normal alors j’évite de la changer.

      Si je peux te donner un conseil, ne pas trop changer ta routine alimentaire pour ne pas perturber ton estomac.

      Personnellement, le matin du marathon j’ai mangé mon banana bread habituel (que j’avais fait peu plus compact avec moins de matières grasses) car je savais que c’était une valeur sûre pour mon estomac. Après si tu veux quelque choses qui te tient au corps pendant la course, évite les sucres rapides et mise tout sur les sucres lents (pâtes, riz,…).

      J’espère avoir pu t’aider :)
      Belle journée ♡

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